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Soirée mouvementée [ PV. Fenrir et Claude ]

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MessageSujet: Soirée mouvementée [ PV. Fenrir et Claude ] Mer 29 Aoû - 16:10
Le marché d'Hyrule est un lieu de fête. Surtout la nuit. Une fois j'y suis allé en plein jour, c'était très différent. J'aime mieux m'y aventurer lorsque seules les charognes de mon genre risquent de sortir de leurs chaumières. Lorsque les rues se vident, les tavernes se remplissent.

Ah, comme cette odeur délicieuse m'avait manqué. Celle de la sueur, du fond de bouteille et de la cendre de pipe des clients de taverne. Chez nous au désert, nous avons beaucoup trop d'amour propre et bien trop peu d'hommes pour posséder une taverne. De plus, les hyliens avaient cette façon de faire lever l'ambiance très propre à leur race. Ils pouvaient être de vrais porcs sans éducation parfois, mais dans ce contexte de fête, ils menaient la danse. Il faut dire que leur manque cuisant de spiritualité leur permettait bien des excès. Je veux dire par là qu'ils n'avaient plus le souci de plaire à leurs déesses puisqu'ils les avaient reniées. Alors ces soirées de taverne avaient l'habitude de se terminer en débauche totale. Je me sentais bien même si c'était tout le contraire de ce à quoi j'avais été habitué toute mon enfance et mon adolescence. Après tout, il faut bien vivre sa vie. Et cet endroit était une véritable mine d'or pour mon commerce illégal. Que ce soit parce qu'ils étaient saouls ou vraiment imbéciles, les clients qui achetaient mon or ne se rendaient que rarement compte que je les avais bernés avant que je m'éclipse. Mon or... je devrais plutôt dire ma pyrite. Parce que l'or que je leur vends à un prix si abordable à en baver, c'est de l'or des fous. Une roche qui copie trait pour trait les caractéristiques de l'or sauf qu'elle est beaucoup moins précieuse, on en trouve partout et en quantité industrielle. Haha, les crétins. Enfin. Tout ça pour dire que ce soir, cinq de mes sœurs et moi-même étions dispersés dans la taverne. Elles avaient envie de se trouver de nouveaux partenaires pour s'accoupler avec eux. Il faut dire que c'est la saison parfaite pour le faire. Les hommes qui finiraient entre leurs cuisses vivraient de beaux derniers moments. Une faible consolation étant donné la fin affreuse que mes sœurs leur réservaient. Je n'avais jamais vu ce qui s'y passait mes les restes des corps qu'on transportait hors du village pour les donner aux grands oiseaux ne mentent pas. Je suis chanceux d'un côté de ne jamais avoir à toucher à une autre Gérudos que ma future femme, éventuellement. Et elle ne me tuerait pas, bien sûr. Sauf que je ne sais pas si je prendrai une Gérudos comme reine. Rien ne m'oblige à le faire et j'aimerais mieux une petite femme soumise et stupide qu'une femme plus sage et plus puissante que je ne le serai jamais.

J'étais donc assis sur un tabouret de bois couvert d'échardes. Je portais des pantalons amples couleur sable et un haut plus moulant de la même couleur ce qui présentait bien les habitudes vestimentaires des Gérudos. Nous n'avions pas beaucoup d'argent et de ressources pour avoir un style vestimentaire varié. J'avais commandé une chope de bière, mais je la faisais durer depuis presque une heure. Je n'aime pas boire, ce n'est pas dans ma culture. Mais j'aime me fondre dans la masse alors je me laisse tenter pour un ou deux verres. J'avais eu un client depuis mon arrivée. Il avait prit deux lingots de pyrite. Je m'étais donc fait environ cent rubis. Ça commençait bien. Surtout que le bougre ne risquait pas de revenir puisqu'il s'était presque enfui dès que je lui avais tendu les lingots cabossés. Des hommes qui commençaient à me connaître me souriaient, ils étaient amers parfois, car ils avaient réalisé que je les avais escroqués. Pourtant personne ne venait me chercher des comptes. Après tout, c'est de leur faute s'ils ne sont pas capables de différencier le vrai du faux. Moi dans tout ça, j'étais en droit. Je mentais, mais j'étais tout de même en droit. Surtout dans ces temps difficiles. Je parcourais lentement la foule de clients des yeux. Il y avait quelques bagarres. Mes sœurs s'étaient entourées de quelques hommes en admiration devant leurs formes avantageuses. Elles me jetaient des coups d’œil venimeux. Elles n'aiment pas quand je les observe, elles trouvent que c'est déplacé. Très bien. Je regarde la porte, il y a des nouveaux clients. Je laisse toujours scintiller de l'or sur le comptoir face à moi pour attirer de potentielles victimes. Comme quoi, on n'attire pas les mouches avec du vinaigre. .
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MessageSujet: Re: Soirée mouvementée [ PV. Fenrir et Claude ] Mer 29 Aoû - 18:56
Les tavernes. Le summum de l'écroulement social des Hyliens. Pathétiques tentatives de ces-derniers pour se procurer ne serait-ce qu'un instant de bonheur. Entre les comas éthyliques, les bagarres et les femmes, il y avait de quoi faire.
Si l'on peut appeler ça du plaisir, cet état d’ébriété pathétique et ces combats de rues.
Aussi il ne restait que la gente féminine, pauvre esclave vendant son corps pour subsister. Pratique de plus en plus répandue par les temps qui courent. Rien que la vue de ces soiffards qui en abusent et de ces gamines qui se trémoussent me donne la nausée. Si je suis allé dans cette ville, ce n'était que parce que je n'avais pas le choix. Je devais me ravitailler en matériel de temps en temps pour pouvoir continuer à vagabonder à travers le pays.
Me faisant discret comme à mon habitude, j'avais décidé -une fois n'étant pas coutume- de me "relaxer" dans ce bled une fois mes emplettes faites. Après n'avoir emporté sur moi que le strict nécessaire (mon carnet, de quoi écrire, un peu d'argent et mes aiguilles), j'attendais maintenant mon heure, assis dans l'ombre. Les bagarres étaient souvent édifiantes et pleines de surprises. Je sirotais ma chope de bière, tranquillement installé dans un coin de la taverne, dévorant des yeux le grotesque spectacle qui se déroulait devant moi.
Plusieurs alcooliques débitaient des sornettes et des musiques de mauvais goût en chantant à tue-tête tandis que d'autre dansaient, leurs gestes rendus saccadés et confus par l'excès de boiss
on. Si l'on regardait bien, on pouvait sans doute trouver quelques voleurs et autre assassins qui rôdaient dans l'ombre. Ceux-ci restant généralement attablé en évitant au maximum de boire pour posséder tous leurs sens au moment de détrousser leurs victimes. Ce n'était pas bien compliqué à deviner, tous ceux qui ne participaient pas à la "fête" n'avaient que peu d'autres raisons de ce retrouver ici. A moins de vouloir discuter affaire avec quelqu'un, mais c'était peu probable vu le bazar ambiant. Un groupement de plusieurs jeunes femmes, révélant leurs atouts avec plus ou moins de subtilités, restait proche des escaliers menant à l'étage supérieur -et donc aux chambres- au cas où elles auraient repéré un potentiel client. Quelle affliction.
Enfin, pour moi, c'était parfait.

Une ambiance parfaite pour me défouler sur qui me chercherait querelle. Je ne comptais pas m'attarder ici, donc je pouvais y aller sans le moindre remord. Demain, je serais déjà loin, en train de parcourir les plaines d'Hyrule.
Tout ceci m'excédait tant que j'étais prêt à cogner le premier qui voudrait avoir l'audace de m'importuner.
Cependant ma soif de violence s'estompa quand je remarqua quelques personnes qui me semblaient assez suspectes.
Tout d'abord un jeune homme, frêle, à l'allure de gamin, mais dont la démarche et l'assurance trahissait un style bien différent de celui des Hyliens classiques que j'avais l'habitude de voir ici. Ensuite, il y avait d'autres femmes, aux courbes voluptueuses, certes, mais qui observaient les clients avec un regard m'évoquant étrangement celui du rapace survolant ses proies. Bah, la ville était une jungle, et la vie un combat, après tout. Peut-être étaient-elles des tueuses entraînées, ou encore des mercenaires à la recherche de quelqu'un. En tout cas, elles surveillaient avec fort intérêt.
Je croisa le regard de l'une d'entre-elle. Je cru voir des yeux de serpent. Elle m'étudiait, me disséquait du regard, mon corps fut prit d'un léger frisson. Je baissa la tête pour me reconcentrer sur mon verre, intimidé.
Ce n'était pas dans mes habitudes de me dégonfler, mais face à une femme de se genre, je préférais faire profil bas. Se fondre dans la foule en passant inaperçu était la meilleure chose à faire. Et puis, ce n'était pas encore le moment. Aussi, pour patienter, j'ai sorti mon carnet et écris ces lignes.
Avec un peu de chance, un homme un peu bagarreur me questionnera sur la raison de ma rédaction en se moquant. Je l'attend de pied ferme.
Mais bon, peut-être que ce sera pour un autre soir.
A part le jeune aux allures de fourbe et les étranges succubes, rien de particulier à signaler, la décrépitude de la situation qui rendait les gens encore plus brutaux, cruels et imprévisibles faisait partie de la routine, tout était normal, en somme.

Si ce n'est qu'un nouveau client faisait son entrée dans le bar...
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MessageSujet: Re: Soirée mouvementée [ PV. Fenrir et Claude ] Jeu 30 Aoû - 20:18


..............▬ ❝ Larmes de bière.


Dire que le sommeil de Fenrir fut profond la nuit dernière ne lui faisait pas injure. C’est à peine si quelques éclats de rêve ou de cauchemar étaient venus en troubler l’eau noire comme un fond de puits. D’un bâillement, le paysage en avait profité pour changer du tout au tout. Le jour agonisait en bronze et en rouge, les derniers rayons de soleil, frustrés, s’en allaient caresser une dernière fois la cime des arbres avant de disparaitre temporairement derrière de haute et monstrueuses collines. La nuit, qu’il avait surprise à jouer les sournoises dans le creux des vallées alentours, avait gagné de l’assurance et s’était glissée dans un silence de loup, jusqu’aux plus petits coins de forets ou de villages, engloutissant parcelle de lumière a grande bouchée. Rébarbatif le jour, ce coin de d'Hyrule, en indigestion de ténèbres et d’effluves morbides, prenait à présent un aspect bien plus sauvage et terrifiant. La journée, parade et musique s'entre choque donnant une touche enchanteresse et magique dans ce décor chaotique, dévoré par les famines et les maladies. Dans de solides parterres d’herbes finement coupées qui trempées en ce moment même dans l’eau putride d’une vielle pluie, l'Abomination, cachant corne et peau grise sous une capuche effiloché, marchait d’un bon pas, le pied sûr, évitant de glisser dans cette boue collante. Il la connaissait cette boue-là. Elle colle et vous empêche d’avancer, vous accrochant le pied comme piège à ours. La lumière s’était faite avaricieuse et il n’était pas facile de voir où on poser ses bottes. Des ombres tordues et faméliques s’amusaient à grignoter avec douceur les halos clairs qui s’accrochaient vaillamment aux racines déformés de certains arbres environnant.

• Ce fut à cette heure troublante, où jour et nuit s’acoquinent avec dégout pour leurrer les regards et engendrer des parties de ciel chimérique, que Fenrir sortit ses bottes de la boue pour les poser sur de jolis pavés de pierres. Magnifique ville que voici. Une terre aux allures de cité majestueuse dont les lumières des bougies a l’intérieure des maisons donné à cet endroit toute une beauté qui avait le don de donner la nausée a notre pauvre Fenrir. Tant de pointe lumineuse qui ressemblait fort à de petites fées inoffensives lui donné envie de tout détruire. D'écraser la moindre vie qui habitait ici. Cependant il n’avait pas d’autre choix que de rester tranquille, jouant les créatures décomposés par un lourd passé tragique. Tout le blah blah habituel. Fenrir se faisait actuellement passer pour un orphelin dont le sort qu’on lui avait jeté lui avait fait pousser des cornes et que plus sa peau se foncé, plus sa vie devenait courte. Doté d’une incroyable imagination et étant un excellant conteur de légendes, il avait mainte fois fait fondre le plus dur et le plus affreux des cœurs. Mimiques théâtrales et petite voix fluette, il n’était pas du genre à rendre doux la plus terrible des histoires. Non. Lui il arraché aux mots une tel vivacité et une tel émotion que ses interlocuteur étaient obligé de le croire sur parole, sentant eux même la morsure des phrases qu’il leur lancé comme bourrasque sur maison de paille.

• Fenrir trouva une taverne. Une fois encore, comme presque tous les soirs depuis ses petites visites nocturnes dans les grandes villes voisines, il revivait là même scène, avec le même plaisir. Plantés sur des chaises, ivres comme des porcs, aussi courbés que des pieds de tomates et tout aussi rouge, gisaient ici et là des hyliens . Il y a des portes qu’il vaut mieux ne jamais ouvrir, ni même entrouvrir. Une fois leurs gonds réchauffés et huilés à neufs, elles cèdent bien trop facilement. La porte de cette auberge titubante, dont les articulations en ferrailles glisser comme beurre au soleil, était une mini entrée vers l’enfer et le paradis. Certain avait l’alcool dépressif, d’autre fêtard. Dans la grande cheminée, gardée par une lourde porte en fer empêchant un quelconque ivrogne de s’y jeter on aurait pu faire rôtir un bœuf sur pied. Une flamme vigoureuse, rouge à souhait, en orgie de bûche éclaboussait de sa lueur chaleureuse le visage des clients. Elle mettait du cœur a l’ouvrage, cette diablerie, grignotant le bois à coups de crocs crépitant. Pourtant, c’est à peine si Fenrir arrivait à se réchauffer les os. Pas aussi noble qu’on le prétendait, ce n’était pas la première fois qu’il mettait les pieds dans une taverne et a chaque fois l'abomination fut surpris de constater qu’on y gelait pas moins qu’ailleurs quand la nuit s’employait à couvrir la campagne d’un manteau de froid. C’est que la pièce était grande, et son plafond perché haut. La chaleur, autant humaine que pyro avait tout loisir de se perdre sous quelques poutres. Quant aux immenses murs de pierres, qu’il aurait voulu détruire quelque minutes auparavant, arrêtaient surement mieux les flèches que le froid.

• Digne et droit, malgré un je-ne-sais-quoi de tension dans les épaules, tel un fauve au repos mais toujours prêt à bondir, le nouveau venu se glissa parmi les adultes, évitant au passage de se prendre des coups de coudes involontaire. Il y avait de tout ici. Souvent pas très varié, Fenrir fut surpris d’y trouver différentes race, et surtout des jeunes femmes Gérudos. A vrai dire il n’en avait jamais vue et sa curiosité mena son regard venimeux vers elles. Autour de leurs visages fermes, ses cheveux rouquins crépitaient en mèches querelleuses. C’étaient de belles femmes, sauvage par moment. Généreuses d’épaules et de poitrines, peaux colorées et cils longs, elles respiraient la santé et la bonne humeur sous leurs boucles de feu. Fenrir ne savait pas grand-chose sur ce peuple du désert mais était au courant d’une certaine « saison des amours » qui rendait ces femmes un peu plus dociles que la normale. Enfin… parait-il. Etant de toute façon trop jeune il n’allait pas se risquer à faire copain copain avec l’une d’elle. Il s’installa alors aux côtés d’un homme. Son habit marron, sobre mais élégant, quoiqu’un peu rapiécé, disait l’homme de gout plutôt que le manant. Ses ceintures, riches, sans être clinquantes comme celles des voyageurs, suggérait un homme vagabond. Et puis il y avait son visage. C’était un beau visage, de ceux qu’on aurait volontiers prêté à un seigneur, mais un seigneur qui aurait oublié le mot « étiquette ». Ses yeux, sous des sourcils fournis, brillaient d’une lueur trouble.

• Le regard de Fenrir se faisait surement pesant, mais c’était évidemment fait exprès, rien de tels qu’un bon contact du regard pour apprendre de merveilleuse chose sur les gens qui vous entourent.






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MessageSujet: Re: Soirée mouvementée [ PV. Fenrir et Claude ] Mar 11 Sep - 4:58
La soirée avançait lentement. Je n'avais pas d'autres clients en vue. J'en profitais pour regarder mes chères sœurs charmer les hyliens assez bêtes pour se laisser faire. Elles savent s'y prendre dans tous les domaines celles-là. Je suis content d'être de leur race ainsi elles me laissent tranquilles. Je suis partagé entre l'admiration et l'effroi lorsque je pense à ce qui se passerait à la fin de cette soirée. Admiration parce qu'elles arrivaient toujours à avoir ce qu'elles désiraient sans difficulté et effroi car je ne devais pas les décevoir lorsque je serais souverain sinon...couic. Par chance, je suis encore jeune et il faudra encore quelques années avant que j'obtienne mon titre de chef. Alors j'ai le temps de m'amuser et ce, sans qu'elles puissent en dire mot. Même si, entre nous, elles aimeraient bien pouvoir m'empêcher de faire tout ce que je fais. D'ailleurs, je crois que leurs regards en biais étaient plutôt pour me mettre au défi de continuer de vendre sous leur nez de la fausse-or. Je suis du genre à relevé les défis. Si vous voyez ce que je veux dire. Haha. Enfin. Je pris donc le risque de terminer ma chope de bière un peu plus rapidement qu'à l'ordinaire. Je ne pensais pas avoir beaucoup de clients. Ce soir était plus agité qu'à l'habitude. Peut-être était-ce la présence de plusieurs races dont mes sœurs qui attisaient l'attention de bien des clients. La musique était plus forte, plus entraînante. L'ambiance se prêtait de moins en moins à mon trafic de pyrite à mesure que l'endroit se remplissait. C'est presque une heure plus tard pourtant qu'avec un soupire, je me tourne vers la salle et laisse tomber mes ventes pour la soirée. On ne peut pas vendre autant à tous les soirs. Je reste assis un moment puis je me décide à explorer l'endroit.. C'est difficile de se mouvoir car l'espace entre les nombreuses petites tables est bondée de gens de toutes espèces. Soit ils dansent soit ils ne font que discuter debout faute de places assises. C'est un endroit plus populaire que je l'aurais cru un peu plus tôt. Je ne sais pas où aller alors je m'approche de mes sœurs qui sont bien plus entourées que tout à l'heure. Leur compagnie a carrément triplée en une heure. Comme je ne cesse de souligner, elles n'aiment pas que je m'intéresse à leurs petits jeux de séduction. Alors je reste à une distance raisonnable, derrière la foule d'hommes qui se masse autour d'elles. Je suis curieux de voir lesquels elles choisiront pour s'accoupler. Mon sourire amusé se fige bien vite lorsque j'entends les premières paroles claires qui émergent du brouhaha ambiant.

« Allez les filles, montrez nous un peu la marchandise. Ne soyez pas timides. »

« Lâche-la tout de suite si tu tiens à ton entre-jambes! »

Moi qui croyais qu'elles les menaient par le bout du nez. Elles semblent plutôt perdent le contrôle de la situation. Je n'ai jamais vu ça. D'un coté ça leur apprend une jolie leçon à mes sœurs. Mais d'un autre, je peux dire en toute franchise que ce sont les seules personnes pour dont je n'ai aucune envie de voir souffrir. Je leur fais confiance mais à voir le nombre d'hommes présents et leur état d'esprit, je panique un peu. Je ne peux pas faire grand chose contre eux au combat. Mes bras sont aussi maigres que ceux d'un enfant, je ne suis pas un bon combattant. Mon sabre est demeuré à la maison et je risquerais de détruire l'endroit avec mes rayons d'énergie. La poisse. Je pousse quand même quelques hommes pour me frayer un chemin jusqu'à les représentantes de ma race et assiste à la concrétisation des menaces de l'une d'elle. L'homme d'une trentaine d'années qui avait glissé ses mains sous le chemisier évasé de l'une de mes sœurs venait de se prendre un coup bien placé d'une autre en plein entre les cuisses. J'ai un pincement au cœur en voyant l'homme grimacer et se dandiner comme un singe. Il n'y a rien de plus désagréable que de se prendre un coup à cet endroit. Je rejoints finalement les autres Gerudos sans qu'un seul de leur regard ne me soit porté. Elles doivent êtres furieuses que je m'en mêle. D'ailleurs, ce ne sont pas les seules. L'atmosphère qui se prêtait à la fête quelques instants plus tôt se transforma dès mon apparition au milieu du cercle en une tension générale. Le visage des hommes m'étaient semblable à des chacals enragés. J'essaie de trouver un moyen de nous sortir de là indemnes. Je préfère user de la ruse et du mensonge mais j'entends craquer les jointures de mes sœurs et je me dis que cela ne se passera pas comme je l'entends.
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MessageSujet: Re: Soirée mouvementée [ PV. Fenrir et Claude ] Mer 19 Sep - 13:48
Les premiers coups fusèrent.
Ça y est, les affrontements commençaient. Le charme des dames Gérudos couplé à l'alcool, la fatigue et l’absence d'autorité civile ne laissaient plus aucune limite aux hommes de la taverne qui étaient en émoi.
Cependant Claude jugeait que ce n'était pas encore le moment.
Il termina d'inscrire les derniers évènements sur son carnet avant de le refermer et le ranger soigneusement pendant que la rixe débutait.
Les coudes sur la table et le menton appuyé sur ses mains jointes, il attendit patiemment. Ce n'était jamais lui qui donnait le premier coup, et il tenait beaucoup à ce petit rituel, n'agissant qu'en cas de légitime défense.
Mais que pouvait-il exister de légitime désormais, dans ce monde ravagé et corrompu ? Probablement rien.
Personne n'était vraiment pur, personne n'était innocent.
Mais ce n'était pas une raison pour venir grossir les rangs de la vermine et la racaille.
Le vagabond n'espérait pas donner une quelconque leçon à qui que ce soit, ce n'était pas un saint, lui non plus, et il le savait. Mais abimer un peu plus les troupes désorganisées des "profiteurs de la misère" lui faisait un bien fou.
C'était dans cette optique-là qu'il patientait. Observant la scène, -plusieurs assaillants se faisant mettre en pièce en pièce par les femmes Gérudos- Claude remarqua la personne qui s'était assise à côté de lui.
Un jeune homme aux cheveux sauvages, évoquant quelque-peu le plumage d'un corbeau. Ses oreilles fines ressemblaient à celles appartenant au règne félin.
Il portait un grand habit sombre simple mais de bonne facture.
Sa carrure et son attitude plut aussitôt au vagabond, qui décida de prendre sa défense si jamais l'on s'en prenait à lui. Non pas qu'il le considérait comme un faible, mais simplement parce qu'il éprouvait étrangement de la sympathie pour lui, bien qu'il ne le connaissait même pas.
Mais on ne vit qu'une fois, comme on dit, aussi il prit le risque d'accorder sa confiance à cet inconnu.

-Dis-donc, les deux, là, on se moque de nous ? Brailla celui qui avait essuyé le coup de pied dévastateur d'une des femmes du désert, J'vais t'montrer de quel bois on s'chauffe ici !

Le fêtard ivre sorti sa dague et s'avança en titubant plus qu'en marchant réellement vers Claude et l'arrivant. C'est après avoir échangé un rapide regard avec ce dernier qu'il se leva, plantant son regard dans celui de son agresseur avec la ferme intension d'en découdre. Il ne bougeait que très peu, détaillant sous toutes les coutures sa cible avant de lui décocher un fulgurant coup de coude dans le torse, le faisant se plier en deux.
Aussitôt quelques regards convergèrent vers lui en entendant la plainte gutturale de celui qui se roulait à nouveau par terre.

L'occasion de se dérouiller se présenta à lui comme sur un plateau.
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Soirée mouvementée [ PV. Fenrir et Claude ]

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